Mercredi 12 décembre 2018

Le patrimoine arboricole et floristique

Les oiseaux des Grands domaines de Sillery
 


 

 Le patrimoine arboricole et floristique de l'arrondissement historique de Sillery

Texte : Suzanne Hardy, Enracinart

Photos : Suzanne Hardy et Claire Morel, Enracinart (à la suite d'ennuis avec le site Internet, nous nous excusons de ne plus pouvoir vous montrer les images)

Les chênaies rouges et les pinèdes blanches qui caractérisent l’arrondissement historique de Sillery sont des écosystèmes forestiers en phase terminale d’évolution. Après la mort des sujets souvent séculaires de ces populations, il n’y a pas de regénération possible de leur espèce respective. 
À chaque pin blanc ou à chaque chêne rouge qui s’éteint dans l’arrondissement historique de Sillery, c’est une portion de notre passé qui disparaît inexorablement.


 

 Anémones

L’anémone Sylvie à fleurs doubles blanches et l’anémone Sylvie jaune sont deux vivaces originaires de l’Europe et de l’Asie occidentale qui ont été introduites à Québec, à une certaine époque, à des fins ornementales, mais qui, apparemment, ne se sont naturalisées qu’exclusivement dans les grand domaines de Sillery. Ces grands espaces de l’arrondissement historique de Sillery représentent donc le seul endroit où nos deux anémones rares et porteuses d’histoire ont réussi à maintenir leur population à Québec et même dans la province tout entière                                                      


 Chêne rouge

Le chêne rouge appartient à cette race d’arbres qui symbolise la force de façon universelle. La présence caractéristique du chêne rouge en sol sillerois et sa longévité potentielle en ont fait l’arbre emblème de Sillery et de son arrondissement historique.                                                             
                            

Érable
 
 La colline de Québec avant sa colonisation et le défrichement de sa forêt était recouverte d’une érablière à sucre à Tilleul d’Amérique. Certains érables à sucre plus que centenaires ont survécu à l’urbanisation, entre autres dans l’arrondissement historique de Sillery.

                                                                                               
Tilleul
 
Le tilleul d’Amérique, espèce indigène caractéristique de l’érablière recouvrant jadis Québec se retrouve aujourd’hui, plutôt rarement en bordure de l’une de ses rues.
                                                                                                                                                                                    
Orme
 
L’orme d’Amérique, le plus gracieux et le plus majestueux des Arbres autochtones québécois, était jadis omniprésent en bordure des rues et dans les grands parcs de Québec. Aujourd’hui, plus que jamais menacée par la maladie hollandaise de l’orme, l’espèce doit être vénérée et tous les efforts doivent être mis en branle afin de conserver ses plus beaux sujets, entre autres, dans l’arrondissement historique de Sillery.                                                                                                     

Pin rouge
 
Le pin rouge, arbre indigène québécois, compagnon du pin blanc.
                                                                                             
                                                                                          
L’Orme de Camperdown

C’est vers 1870 que l’on a introduit en Amérique du Nord, depuis l’Écosse, cet orme contorsionniste. Ses pousses, parfois chargées de samares retombent presqu’au sol. Au Québec, il ne subsiste plus guère qu’une demi-douzaine de sujets centenaires. Parmi ceux-ci, l’orme de Camperdown du Bois de Coulonge et de l’arrondissement historique de Sillery.


                                                                                 


 

 

 


 

 

 

L’intérêt ornithologique des Grands Domaines et de l’arrondissement historique de Sillery est remarquable : 214 espèces d’oiseaux ont déjà été observées sur le territoire de Sillery et de ce nombre, au moins 59 espèces y ont déjà niché. Cet intérêt est d’autant plus notable que l’arrondissement historique de Sillery se situe en milieu urbain.

 

L’observation d’un si grand nombre d’oiseaux dans le secteur de l’arrondissement historique de Sillery est clairement associée à la présence du fleuve Saint-Laurent, qui attire beaucoup d’espèces aquatiques et sert de couloir de migration à plusieurs autres. Cependant, l’intérêt ornithologique de Sillery est aussi associé à la présence de milieux forestiers (p. ex. Bois-de-Coulonge, cimetière Mount Hermon) et de milieux champêtres (p. ex. terres du collège de Jésus-Marie, domaine Cataraqui) exceptionnels, lesquels forment un couloir naturel de grande valeur, jouxtant le Saint-Laurent et la falaise de Sillery. Un milieu naturel si bien préservé en pleine ville est aujourd’hui très rare et mérite certainement d’être préservé.

 

Voici la liste de toutes les espèces d’oiseaux qui ont déjà été observées dans le secteur de Sillery. La présence d’espèces en péril (p. ex. Engoulevent d’Amérique et Pic à tête rouge) ou d’espèces en déclin (p. ex. Hirondelle noire, Bruant vespéral, Goglu des prés et Sturnelle des prés) parmi les oiseaux ayant déjà niché à Sillery est remarquable. Plusieurs nichaient sans doute jadis dans les habitats champêtres de Sillery. Au moins une espèce en péril, le Martinet ramoneur, niche encore dans le secteur de l’arrondissement historique de Sillery. L’observation récente (juin 2009) d’un couple de Merlebleu de l'Est sur les terres du collège de Jésus-Marie est également exceptionnelle.

De gauche à droite: chouette rayée (photo: Arad); goglu des prés (photo: S.Maslowski); merlebleu de l'Est (photo: Ken Thomas); pic à tête rouge (photo: Dave Menke).


chouette

 Goglu